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Le Blog Choba Choba

Plongée dans la jungle: sur la piste du projet Nativo…

Avatar Écrit par Choba Choba
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En novembre 2017, Ben, sa femme Franziska et leur fils Gabriel ont décidé de soutenir le lancement de notre projet Nativo. Via notre campagne de financement participatif sur WeMakeIt, ils ont réservé leur voyage dans l’Alto Huayabamba, et ainsi été parmi les premiers amateurs de chocolat à rendre visite aux producteurs et cofondateurs Choba Choba au Pérou! Ils sont également les premiers soutiens du projet Nativo à observer son évolution directement sur le terrain, au Pérou…

1. Comment avez-vous entendu parler du projet Nativo et pourquoi avez-vous décidé de le soutenir?

L’année dernière, j’ai reçu un très beau cadeau d’anniversaire de la part de ma femme: un abonnement au chocolat Choba Choba. Nous suivions déjà Choba Choba depuis 2016, après nous être rendus dans leur pop-up shop à Zurich, où nous avons même eu la chance de rencontrer personnellement certains producteurs. Je ne me souviens plus si nous avons entendu parler de la campagne WeMakeIt dans une brochure de l’un des coffrets de l’abonnement ou si c’était sur Facebook. Quand ma femme a vu le projet, elle est tout de suite venue me voir et m’a dit que c’était là l’opportunité unique de rencontrer les producteurs de cacao sur place. Sachant que le projet était fondamentalement positif − analyser et répertorier différentes variétés de cacao Nativo pour contribuer à leur préservation et à leur protection − nous avons décidé de le soutenir.

2. Le projet Nativo est encore jeune, pas même un an, mais beaucoup de choses se passent déjà au Pérou. Qu’avez-vous vu dans l’Alto Huayabamba, comment le projet évolue-t-il?

Le projet Nativo aide à tenir l’inventaire des saveurs de chaque variété Nativo. Lors d’une séance interactive organisée par Mateo, qui a été employé par le projet pour répertorier les différentes variétés, nous avons pu mieux comprendre les différences de saveurs (et d’odeurs) entre chaque variété. Il faut être aussi sagace que les amateurs (dégustateurs) de vin pour pouvoir les apprécier toutes. Nous avons pu voir l’équipe progresser dans le travail d’inventaire. Les producteurs nous ont expliqué que leur rêve était de créer une saveur absolument unique propre à l’Alto Huayabamba, qu’ils puissent présenter au monde entier.

Malheureusement, on a appris que ces dernières années, un papillon a commencé à envahir les arbres et à pondre ses œufs sur les cosses, ce qui peut rendre inexploitable une majeure partie des récoltes. Toutefois, grâce au projet Nativo, les producteurs ont découvert que certains arbres étaient résistants à ce nuisible, ce qui leur donne l’espoir que les cultures parviendront à surmonter l’invasion.

De plus, nous avons pu voir comment les méthodes de production et de commerce de Choba Choba ont évolué depuis la création de l’entreprise. Nous avons également appris que la fondation de Choba Choba avait encouragé de jeunes producteurs à revenir dans la région. Par exemple, nous avons rencontré Christian (Crisho), qui s’occupe de la pépinière d’arbres Nativo, et Jimmy, agronome, qui nous ont montré l’installation d’engrais biologiques qui a été récemment construite. Grâce à cette installation, les producteurs peuvent réutiliser leurs ressources naturelles et donc ne pas racheter d’engrais coûteux. Les producteurs mettent également en place un système d’agroforesterie, qui consiste à planter d’autres arbres et plantes afin que la nature contribue elle-même à la croissance du cacao. Nous avons également constaté que grâce à Choba Choba, des étudiants internationaux en école de commerce travaillent avec les populations locales pour développer l’éco-tourisme. Nous sommes contents de savoir que notre voyage n’était pas le dernier et que d’autres personnes auront la chance de s’y rendre à l’avenir.

3. Durant votre voyage aux origines de notre cacao et de notre Révolution du chocolat, qu’est-ce qui vous a le plus impressionné?

L’autodétermination des populations locales et la façon dont ils travaillent tous ensemble. Malgré le manque d’électricité et de transports publics, ils sont parvenus à construire de très belles choses. Par exemple, pour construire le nouveau centre de fermentation à Pucallpillo, la communauté a aplani une vaste zone pour installer une structure de la plus grande modernité.

4. Lorsque vous retournerez dans l’Alto Huayabamba dans cinq ans, qu’aimeriez-vous voir le plus?

J’aimerais voir la communauté locale croître et prospérer, et que davantage de producteurs puissent se joindre à la révolution. Les candidats doivent se soumettre à une période d’essai d’un an, donc ce n’est pas facile, mais je comprends tout à fait que cela soit nécessaire pour garantir la qualité des produits. Ce serait super que l’écotourisme se développe pour que d’autres personnes puissent voir et vivre ce que nous avons vécu. À Santa Rosa, il me semble qu’ils prévoient de construire un nouveau centre de fermentation du même niveau qu’à Pucallpillo et je crois qu’ils ont pour projet d’installer une unité d’élimination des déchets. Je serais ravi de les voir fonctionner.

5. Avez-vous des anecdotes amusantes sur votre séjour dans la jungle?

Durant notre première nuit à Pucallpillo, nous avons appris que là-bas, pour célébrer son anniversaire, on ne souffle pas sur des bougies, mais on met son visage tout entier dans le gâteau. Ce soir-là, c’était l’anniversaire de Nicolas, notre guide Choba Choba. (Vous pourrez demander à Nicolas s’il a une photo.)
J’ai adoré jouer aux échecs avec Oswaldo. J’ai commis une erreur et nous avons beaucoup ri lorsqu’il a joué au chat et à la souris avec mon pauvre roi. Je vous conseille de bien vous entraîner avant de vous rendre à Santa Rosa.
Nous avons pu voir quelques matchs de la Coupe du monde là-bas. C’était très beau de les voir soutenir l’équipe péruvienne qui y participait pour la première fois en 32 ans je crois. Mon dieu, vous auriez dû voir leur réaction lorsqu’ils ont raté un penalty crucial. Oswaldo Junior a filmé ce moment sur son téléphone, on s’est beaucoup amusés à le revoir.
Un jour, nous avons visité de superbes cascades avec les étudiants en école de commerce. Alors que nous dévalions des rapides, l’un d’eux a été pris par l’action et s’est levé dans le bateau pour prendre une photo. Soudainement, le bateau a vacillé sur le côté, et la situation aurait pu devenir assez grave, mais heureusement on nous avait donné des gilets de sauvetage avant le départ, nous avons beaucoup rigolé.

 

Rejoignez notre prochain voyage à l’ Alto Huayabamba!

Vous aussi, vous souhaitez vivre cette aventure unique et vous plonger dans la jungle péruvienne pour tout apprendre du cacao auprès des meilleurs spécialistes sur place? Contactez nous ici!